L'art du qalam
Un parcours inspiré des cours traditionnels : on mesure les lettres en points (nuqta), on commence par l'alif, puis on avance famille par famille jusqu'à la basmala. Écris à la souris, au doigt ou au stylet, par-dessus le modèle, puis vérifie ton tracé.
L'écriture des mushafs et des livres. Claire, régulière et bien proportionnée : c'est par elle que commencent presque tous les cours de calligraphie.
- • Les lettres reposent sur une ligne de base, seules certaines descendent dessous (ر ز و م ن ي…).
- • Formes arrondies et souples, contrastes modérés entre pleins et déliés.
- • Toutes les mesures se prennent en points (nuqta) faits avec le bec du qalam.
Bientôt : Thuluth (الثلث), le « roi des écritures », utilisé pour les titres et les inscriptions ; Dīwānī (الديواني), l'écriture de chancellerie ottomane, très ornée ; Maghribī (المغربي), l'écriture du Maghreb et d'Afrique de l'Ouest.
1. Les outils et la posture
- 1Le qalam est un roseau taillé en biseau. Sa largeur de bec décide de l'épaisseur du trait : plus il est large, plus les lettres sont grandes.
- 2La taille (qaṭṭ) se fait de biais : le bec n'est pas coupé droit, ce qui donne des pleins et des déliés.
- 3On tient le qalam toujours au même angle ; c'est le mouvement de la main, pas la rotation du qalam, qui fait varier l'épaisseur.
- 4Assieds-toi droit, le papier légèrement incliné, le bras détendu. On écrit de droite à gauche.
- 5Ici, la souris ou le doigt remplace le qalam : l'application simule un bec biseauté. Tu peux régler sa largeur et son angle.
Modèles tracés avec des polices libres inspirées des maîtres (Amiri, Aref Ruqaa, Reem Kufi, Noto Nastaliq). Rien ne remplace l'œil d'un maître calligraphe : si tu peux, fais corriger tes planches par un professeur.